« Crédit immobilier : la hausse des taux se confirme »
Début octobre, la hausse des taux de crédit immobilier se confirme dans les barèmes envoyés par les banques : ils s’élèvent, en moyenne, à 3,65 % sur 20 ans et 3,75 % sur 25 ans. En cause, la flambée de l’OAT (obligation Assimilable au Trésor) à 10 ans – dont ils dépendent – et qui a atteint 4,92 % le 1er octobre dernier. Cette envolée, jamais vue depuis 2002, est la conséquence des fortes tensions sur les marchés obligataires et du retour de l’inflation.
La remontée des taux de crédit fait craindre un enrayement du marché en raison des seuils légaux de l’usure (5,40 % pour les prêts d’une durée de 20 ans et plus depuis le 1er octobre), qui représentent les taux plafonds auxquels les banques sont autorisées à prêter. Calculés chaque trimestre, ils intègrent à la fois le taux d’intérêt, l’assurance décès-invalidité, la garantie, les frais de dossier et de courtage. Se crée alors un « effet ciseau » avec des taux d’intérêt des banques qui remontent rapidement et des taux d’usure qui s’ajustent lentement (tous les trimestres) empêchant les banques de prêter à certains particuliers.
Dans ce contexte délicat, les emprunteurs qui bénéficient d’un projet déjà bien avancé ont donc intérêt à boucler leur financement rapidement. Il est aussi fortement conseillé de soigner son dossier en évitant les découverts, les crédits à la consommation ou les dépenses superflues. Enfin, ceux qui redoutent un refus lié au seuil d’usure peuvent jouer sur certains paramètres comme allonger la durée du prêt (pour réduire la mensualité) ou négocier leur assurance emprunteur. Pour rappel, un contrat individuel peut être rapidement souscrit (une dizaine de jours si sélection médicale) auprès d’un assureur en délégation dès la réception de l’accord de prêt, ce qui permet souvent de limiter son taux d’assurance et de maintenir son dossier sous le seuil de l’usure.

